Rencontre annuelle de LaFédé « La santé mentale des habitant·es »

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Date : Mardi 10 juin 2025 de 9h00 à 17h00

Lieu : Le Point Fort d’Aubervilliers – 174 Av. Jean Jaurès, 93300 Aubervilliers

Contexte

Force est de constater que « la précarité sociale impacte fortement le bien-être des habitant·es accueilli·es par les associations membres de LaFédé, et par conséquent leur santé mentale. » Afin d’accompagner ces populations en situation vulnérable, il est nécessaire de comprendre comment les souffrances psychiques sont exacerbées par les inégalités liées aux origines, au genre et à la précarité sociale. Cette réflexion sera traitée comme une problématique sociale et sanitaire, influencée par une multitude de facteurs sur lesquels des acteurs du terrain peuvent agir.

 

Les médiateurs et médiatrices occupent une place particulière dans l’accompagnement des habitant·es. Ils et elles sont régulièrement en lien avec un public marqué par des antécédents de violence, notamment dans le parcours migratoire, l’insécurité de leur statut administratif, leur précarité économique et sociale d’emploi ou de logement, voire parfois leur déclassement professionnel, et des difficultés de communication. Grâce au lien de confiance qui s’instaure au fil du temps, les médiateurs et médiatrices se retrouvent en première ligne d’écoute lorsque les personnes se confient. Pour entendre, soutenir et orienter les personnes, ils et elles ont également besoin d’être sensibilisé·es et outillé·es face à ces situations complexes qui sont lourdes à porter.

 

Il est important de noter que les compétences culturelles des médiateurs et médiatrices jouent un rôle important dans l’accompagnement. Le partage d’une langue commune peut permettre de mettre des mots sur des situations vécues dans la honte, la migration n’ayant pas répondu à la promesse d’une vie meilleure, et de créer la confiance nécessaire pour avancer. Cela facilite la transmission d’informations délicates et peut potentiellement permettre de briser des tabous, des préjugés voire des enfermements mentaux. Cette question culturelle peut influencer la perception des dispositifs de santé mentale.

 

Comment sensibiliser les associations de médiation et leurs partenaires au repérage et à la reconnaissance de la santé mentale dans ses dimensions multiples ? Comment agir contre la stigmatisation et la discrimination des personnes qui souffrent ? Comment outiller les médiateurs et médiatrices et leurs partenaires qui sont en première ligne ? Comment favoriser les coopérations avec les acteurs de son territoire (CCAS, service santé, Conseil local en santé mentale…) et se sentir légitime pour les mobiliser ?

 

 

 

Séance plénière 1

L’impact des inégalités sociales sur la santé mentale Marlène Bouvet, docteure en sociologie, enseignante (Paris Saclay) affiliée à l’ENS de Lyon, dans le laboratoire du Centre Max Weber.

Marlène Bouvet a ouvert la journée avec un rappel de la terminologie des inégalités, des discriminations, et la présentation des différents déterminants en santé au regard de la sociologie, son domaine d’expertise.

 

A travers plusieurs exemples d’études, ces déterminants ont été exposés. Des facteurs sociaux, par exemple le statut marital, l’emploi, le nombre d’enfants, le diplôme, les revenus, etc. ont tous un impact, le chômage ressortant comme un facteur très important. Prenant en compte l’intersectionnalité, il est important de noter l’influence de certains déterminants au regard du genre, l’âge, l’origine des personnes.

 

L’anxiété et le mal-être

L’anxiété et le mal-être sont aussi observés dans des populations de manière disproportionnée, notamment chez les femmes, dus à la charge mentale, la précarité (emplois atypiques, salaires moindres), la séparation à partir de 50 ans, la faiblesse du soutien et du partage des tâches à la suite de la naissance du premier enfant… (Cousteaux, Pan Ké Shon, 2008). De plus, l’expression du mal-être diffère selon le genre (intériorisation via dépression, extériorisation via alcoolisme ou violences envers autrui).

 

Des études aux États-Unis suggèrent un lien entre la violence et l’oppressions systémiques et le mal-être psychique. Selon Marlène Bouvet, il n’y a pas suffisamment d’études en France concernant le racisme systémique et le lien avec la santé mentale des victimes, mais ces études sont utiles pour comprendre les influences potentielles sur les habitant·es des quartiers prioritaires de la Ville (QPV).

 

Les inégalités en France

En France, les inégalités d’accès aux soins psychologiques en quartier populaire sont une double peine pour les habitant·es. Les généralistes et les CMP sont souvent le premier recours des populations précaires. Mais les temps d’attente sont extrêmement longs. Plus de 80 jours pour la première consultation avec la psychiatre du CMP en Rhône-Alpes (2017_EtudesPsy_Enquete_CMP_062015). L’hospitalisation devient une ressource rare, avec une baisse drastique du nombre de lits depuis les années 1980. Le secteur public (CMP & urgences) privilégie la prise en charge des cas de psychose ou des cas « complexes », laissant de côté la souffrance dépressive, pourtant surreprésentée dans les quartiers populaires. Ce sont les classes populaires stabilisées qui accèdent aux cliniques privées (grâce aux revenus stables avec mutuelles).

 

Évolutions de la prise en charge

Il reste des obstacles importants dans la prise en charge des personnes en situation de précarité : la distance sociale dans les interactions avec les thérapeutes, et parfois le déni du vécu malgré les tentatives d’aide.

 

Néanmoins, il y a une familiarisation plus grande avec la « culture psy »  et la distance avec le médecin généraliste se réduit (derniers travaux d’Anne-Marie Arborio et Marie-Hélène Lechien). La démographie des soignant·es évolue avec une féminisation et une diversification ethnique.

Des dispositifs sociaux de proximité dans le temps permettent d’atténuer cette distance et les impacts des Conseils locaux de santé mentale sont à étudier !

 

En plus, dans les quartiers populaires, les réseaux d’entraide et ressources sont des alternatives pour se construire, d’où l’importance de maintenir ce tissu associatif.

Il est plus important que jamais que l’État reconnaisse et finance les services publics qui jouent un rôle important dans la lutte contre les inégalités.

 

Séance plénière 2

La clinique transculturelle – Nathanael Josselin, psychologue spécialisé en clinique transculturelle au Centre Babel, cothérapeuthe à la consultation transculturelle et à la consultation trauma de l’hôpital Avicenne (APHP) et attaché de recherche à la Maison de Solenn de l’Hôpital Cochin (APHP).

Les origines de l’ethnopsychologie et l’émergence de la clinique transculturelle ont été exposées par Nathanael Josselin, en commençant par l’approche du psychologue Tobie Nathan, et la philosophie de l’hôpital Avicenne où il exerce.

 

 Le paradigme transculturel

« La clinique transculturelle se réclame d’une position métaculturelle (au-delà), pouvant accueillir/accompagner toutes les cultures. Cela dit, elle se donne les moyens de comprendre les expressions de la souffrance psychique dans les manifestations culturelles et de la soigner »  (Moro, 2004).

 

Selon Nathanael Josselin, il existe deux piliers de la clinique transculturelle, :

1 – L’universalité psychique

Ce principe sous-tend que les processus psychiques sont universels. Au-delà des différences culturelles, le fonctionnement psychique, les angoisses, les complexes, la maturation psychique sont communs à tous les humains.

 

2 – Le codage culturel

Si les processus psychiques sont universels, leur modalité d’expression varie d’une culture à une autre.

« L’universel, on y tend que par le prisme du particulier »  (Moro, 2004).

 

La médiation transculturelle comme « l’invention des possibles »

« Les dispositifs de médiation se fondent sur la nécessité de prendre en compte la langue maternelle, l’histoire migratoire, les affiliations culturelles dans toute démarche de prise en charge qu’elle soit médicale, éducative, psychologique ou sociale ».

 

Effectivement, les médiateurs et médiatrices sont souvent amenés à communiquer dans la langue maternelle des personnes accompagnées et savent à quel point cela peut faciliter la communication et le décodage culturel. Au-delà des compétences culturelles des médiateurs et médiateurs, pour les personnes qui sont exilées ou en situation de migration, rencontrer un·e professionnel·le qui partage la même culture peut servir comme « représentant » en quelque sorte du pays ou de la région d’origine et inspirer une confiance qui favorise l’accompagnement.

 

 

Atelier n°1 Déconstruisons les tabous

Quels tabous autour de la santé mentale freinent l’accompagnement proposé par les associations et quelles stratégies pour les déconstruire ?

Animé par Sylvain Goslin, psychologue et chargé de projet (Comité départemental d’éducation pour la santé en Seine-Saint-Denis – CODES 93)

 

L’intervention se basait sur la nécessité de décloisonner la représentation de la santé mentale (entre bien-être et maladie) pour l’appréhender sous la forme d’un continuum entre santé et trouble, et par là même permettre aux participant·es de percevoir toutes les options qui s’offraient à ils et elles pour contribuer à la santé mentale des personnes accueillies en soutenant les initiatives qu’ils et elles auraient/souhaiteraient prendre.

 

Après les présentations et la co-construction de règles de groupe, l’animateur a présenté les définitions de la santé mentale selon l’OMS :

  • « Un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».

Ainsi que 3 types de santé mentale :

  • La santé mentale positive : sentiment de bien-être, d’épanouissement et la capacité d’interagir avec les autres ;
  • La détresse réactionnelle : réaction normale en situation de stress ou de trajectoire de vie difficile, « coup de blues » ; un sentiment de mal-être face à une situation éprouvante ;
  • Les troubles psychiques : ensemble de symptômes permettant d’affirmer la présence d’une maladie. Leur diagnostic répond à des critères précis et relève d’un diagnostic médical.

 

La séance s’est déclinée en 4 temps avec les objectifs suivants :

 

1 – Identifier les stéréotypes et préjugés relatifs à la santé mentale

A retenir : bien souvent lorsqu’on parle santé mentale, nous faisons référence à la catégorie du trouble psychique, celle qui peut fasciner : schizophrénie, trouble de la personnalité, etc… Intervenir en santé mentale, c’est considérer le soutien social et l’ensemble des dimensions de la santé (House, 1981).

 

2 – Identifier les ressources et les enjeux des bénéficiaires sur les différents plans de la santé mentale

 

Les ressources :

1 – Santé mentale positive : soutien social (émotionnel, d’estime, informatif, matériel), – CPS (compétences psychosociales) – favoriser la participation à certains dispositifs de droit commun (école, accès aux droits, insertion professionnelle, logement…), créer du lien social entre les bénéficiaires et leur environnement, favoriser la santé globale, l’éducation en santé.

2 – Détresse réactionnelle : soutien émotionnel, verbaliser, questionner et rassurer les personnes, les valoriser, leur offrir une présence, une écoute, un horizon à leur détresse.

3 – Trouble : alliance, repérage et orientation.

3 – Repérer les signes de mal-être psychologique

Les signes de mal-être :

  • sentiment de tristesse, de désespoir, d’épuisement ou d’angoisse qui dure plus de deux semaines
  • impossibilité d’effectuer les tâches quotidiennes
  • difficultés à entrer en contact avec les autres, replis sur soi, isolement
  • accumulation de douleurs physiques ou d’accidents à répétition
  • troubles du sommeil réguliers (insomnies, sommeil agité, etc)
  • consommations excessives ou à risque d’alcool, de cannabis ou d’autres drogues illégales, de tabac, de médicaments ou bien de jeux vidéo, de jeux d’argent, de sexe… ⇒ Surinvestissement d’un domaine (travail, sport, etc..)
  • blessures volontaires (scarifications)
  • restrictions alimentaires excessives (troubles anorexiques) ou excès alimentaires (boulimies)
  • agressivité envers soi-même ou les autres
  • grandes difficultés à se concentrer
  • tentatives de suicides ou idées suicidaires

 

Les signes du trouble mental :

  • perte de contact avec la réalité
  • idées délirantes, hallucinations
  • propos incohérents
  • agitations
  • dissociation
  • incapacité à pouvoir agir et prendre une décision
  • sentiment d’être spectateur de sa vie
  • rupture émotionnelle

 

4 – Identifier des solutions/ressources en lien avec la santé mentale et identifier les dispositifs pour orienter en matière de trouble mental

 

Que peut-on faire pour aider une personne avec des signes de mal-être ?

  • discuter avec elle, lui demander si elle a envie d’en parler
  • lui demander si elle a besoin d’aide pour quelque chose
  • proposer de faire des activités qu’elle aime, qui lui ferait du bien
  • en parler directement à un adulte de confiance de l’établissement ou de l’entourage de la personne concernée
  • lui proposer des ressources

 

Des lignes d’écoutes :

31 14 Prévention suicide

39 19 Violence faites aux femmes

30 18 Harcèlement et cyberharcèlement

Fil santé jeune : 0 800 235 236

NightLine : 01 88 32 12 32

Des lieux pour en parler CMP – CMPP CJC – CSAPA PAEJ – MDA

Un des dispositifs : mon soutien psy, avec des mutuelles qui prennent en charge dans une certaine mesure

 

Atelier n°2 L’accompagnement des populations migrantes

Réflexion des participants sur les particularités de l’accompagnement des personnes ayant vécu des parcours migratoires, des personnes isolées, traumatisées, et dans l’accès aux soins pour les personnes étrangères.

Animé par Guillaume Bellon, directeur, Fadi Ajaltouni, psychologue et Jade Lavergne, médiatrice en santé du Centre d’accueil, de soins et d’orientation (Médecins du Monde) avec Adèle Croisé, chargée de mission réfugié·es migrant·es et Sacha Fosso, chargé de projets en santé (Fédération des acteurs de la solidarité).

 

L’atelier a commencé par une séquence VRAI/FAUX pour ouvrir la discussion sur les risques des personnes exilées :

 

Les personnes exilées sont plus sujettes au risque de suicide (VRAI)

Actes Table ronde « Santé mentale des personnes migrantes  FAS IdF », 2023

 

La quasi-totalité des patientes accompagnées par le Centre Primo Levi ont subi des violences sexuelles. (VRAI et ce taux est ramené à 70 / 80% pour les patientes).

Santé mentale des personnes exilées « Une souffrance invisible », Centre Primo Levi

 

Les enfants exilés ont plus de risque de développer une souffrance psychique en lien avec la souffrance psychique de leurs parents (VRAI)

Plus de risque de développer des problèmes d’estime et de confiance en soi, difficultés à se développer sur le plan psychomoteur, retards d’apprentissage de la langue, difficultés liées à l’école.

Actes Table ronde « Santé mentale des personnes migrantes FAS IdF », 2023

 

Adèle Croisé a ensuite présenté la FAS, une organisation avec une vision à deux niveaux (national et régional) des enjeux d’accompagnement des personnes migrantes : parcours migratoires, double trauma de l’exil, DNA (Dispositif national d’accueil) et plan vulnérabilités, hors DNA, politiques publiques sans ambition, dés-accueil aggravant les problématiques de santé, etc… Il y a eu un focus sur le travail de plaidoyer mené par la FAS en ce qui concerne la santé des exilé·es, notamment sur la santé mentale.

 

Ensuite, Sacha Fosso a décrit le travail pair et le savoir expérientiel dans le travail social, les violences sur le parcours d’exil et une présentation de ressources pour les professionnel·les qui accompagnent les personnes exilées :

 

Ressources IDF

Fiche de présentation de ressources sur la question de la santé mentale des personnes migrantes à destination des professionnel·les de l’AHI (Accueil Hébergement Insertion) : regroupe des ressources pour l’orientation des personnes, des ressources pour les professionnel·les, par exemple, des organismes pouvant former sur ces questions ou intervenir en « aller vers », et des ressources bibliographiques sur le sujet.

 

 

 

Actes « Santé mentale des personnes migrantes », novembre 2023 : permet de comprendre les constats en IDF sur la santé mentale des personnes migrantes, l’approche transculturelle, l’intérêt de travailler en « aller vers », l’accompagnement des enfants des personnes exilées.

 

Travail pair dans l’accompagnement des personnes migrantes

  • Projet déployé en IDF qui pose la question de l’utilisation de l’accompagnement des personnes exilées avec l’implémentation de la pratique de la pair-aidance.
  • La pair-aidance c’est quoi : le fait d’utiliser un savoir qui est jugé stigmatisant ou négatif pour accompagner une personne vers le rétablissement.
  • Se pose la question avec les équipes avec lesquelles on travaille, dont parfois le public accompagné et un public concerné majoritairement par un parcours d’exil complexe.
  • Ce qui veut dire qu’une personne qui vit avec un trouble psychique en raison de son parcours d’exil et qui est dans un processus de rétablissement est en mesure de transformer ce savoir pour aider d’autres personnes qui ont un vécu similaire.
  • C’est une pratique différente dans le travail social et qui questionne les pratiques : car la création du lien de confiance peut être facilité par le fait qu’il y ait un vécu similaire et cela peut donc faciliter l’accès aux soins et aux droits des personnes.

 

L’équipe du Centre d’accueil de soins et d’orientation (CASO) de Saint-Denis a fourni un partage d’expérience de leur accompagnement des populations migrantes et a ouvert la discussion aux associations participantes.

 

Focus et heure d’échanges sur les questions émanant de la pratique terrain des acteurs et actrices du CASO, notamment en lien avec l’accompagnement réalisé :

  • quelles sont les possibilités réelles d’accompagnement ?
  • question du « trauma » : concept & constats
  • questions autour de la prescription des hypnotiques
  • temps d’échanges questions réponses

 

 

Atelier n°3 Quels dispositifs de santé mentale pour les habitant·es ?

Quels dispositifs existent dans les territoires des associations et comment orienter le public ? Comment favoriser les partenariats avec les acteurs de son territoire (CCAS, service santé, Conseil local en santé mentale…) et se sentir légitime pour les mobiliser ?

Animé par Aurélia Taprest, coordonnatrice des Conseils locaux de santé mentale (CLSM), Paris 19ème et 20ème

 

Cet atelier animé par Aurélia Taprest a commencé par un rappel de la définition de la santé mentale dans son continuum et ses 3 dimensions (voir atelier n°1).

 

Les ressources en santé mentale ont été exposées sous forme de brainstorming en groupe.

 

 

Les ressources identifiées :

  • les services de psychiatrie : CMP et CMPP
  • les permanences des psychologues : au sein de l’hôpital, au Relais des parents, dans des associations comme l’EPOC, dans les maisons des femmes
  • des consultations d’ethnopsychiatrie
  • des équipes mobiles (pourtant pas présentes dans toutes les villes)
  • des lieux de soutien pour les jeunes : point d’accueil écoute jeunes, maison des ados, quartiers jeunes (Paris)
  • des groupes d’entraide mutuelle (GEM)
  • l’UNAFAM, association de soutien aux familles

 

L’entrée dans les soins

 

La première entrée reste le médecin généraliste, même si certains quartiers ou certaines villes peuvent ressembler à des déserts médicaux.

 

Les autres portes d’entrées pour le public est fonction de l’âge et de la situation des personnes. L’entrée peut se faire auprès de différents professionnel·les (médecin scolaire, services de santé universitaire, médecins spécialistes, maraudes, etc.)

 

Le travail en réseau

Il existe plusieurs façons de favoriser la santé mentale d‘une personne :

  • accompagner vers du soin : suivi psychologique, traitement médicamenteux…
  • favoriser l’amélioration de sa situation sociale, administrative, professionnelle : ouverture de droits, accompagnement social, professionnel
  • soutenir les relations sociales et familiales: espaces de lien social, soutien éducatif, médiation familiale…

 

Les ressources partenariales d’un territoire

 

Autour de l’accompagnement social global : les services sociaux de secteur, les structures d’hébergement, les travailleurs sociaux des CMP, scolaires…

 

Autour de l’accompagnement juridique : les points d’accès au droit

 

Autour du lien social, des loisirs : les clubs séniors, les centres sociaux, les Groupes d’entraide mutuelle (GEM)

Carte GEM :  https://santegraphie.fr/mviewer/?config=apps/gem.xml

 

Autour du soin : les médecins généralistes, les permanences de psychologues hors les murs (centres sociaux, maison de quartier…)

 

Les Conseils locaux de santé mentale (CLSM)

 

Le Conseil local de santé mentale est une instance de concertation et de coordination entre les élus locaux d’un territoire, le secteur psychiatrique, les professionnel·les de santé, les acteurs sociaux et médico-sociaux, les familles et aidants et tous les acteurs locaux concernés par des sujets de santé mentale.

 

À travers des groupes de travail, il vise à construire collectivement des actions favorisant le parcours de soin, la prévention, la promotion de la santé mentale et la déstigmatisation.

 

Des actions de sensibilisation peuvent être mises en œuvre sous diverses formes : ateliers, événements, création d’outils de communication, ou encore interventions adaptées aux besoins des publics ciblés Le CLSM peut être une ressource pour identifier des acteurs du territoire et penser des collaborations

 

Pour savoir si un CLSM existe sur votre territoire, contacter / consultez le site du CCOMS : https://ressources-clsm.org/carte-clsm

 

Sources d’information et formations

 

Psycom, organisme public qui informe, oriente et sensibilise sur la santé mentale. Il propose des brochures, des vidéos et des annuaires locaux de soins en santé mentale. https://www.psycom.org/

Les brochures proposées sont téléchargeables gratuitement et peuvent être commandées sur le site : https://www.psycom.org/agir/linformation/les-brochures/

 

Les permanences téléphoniques

Pour pouvoir bénéficier d’une orientation, d’informations ou de conseils pour faire face à des troubles psychiques, plusieurs permanences téléphoniques peuvent être sollicitées :

 

PSY IDF (n° gratuit 7j/7j de 11h à 19h) – 01 48 00 48 00

 

Fil Santé Jeunes (pour les jeunes de 12-25 ans) Tel :0 800 235 236 (7j/7

9h-23h) et Chat sur Ie site www.filsantejeunes.com (7/7 jrs, 9h — 22h)

 

Céapsy (n° gratuit et anonyme) – 01 88 40 38 80

 

Numéro national de prévention du suicide – 3114

 

Les associations

Certaines associations proposent des consultations et des permanences d’écoute gratuites. C’est le cas de l’Époc (75) ou d’APASO (91) par exemple.

Pour vous aider à orienter les personnes que vous accompagnez, vous pouvez retrouver ces ressources dans les guides santé mentale en IDF Psycom : https://www.psycom.org/sorienter/les-annuaires-locaux/guides-psycom-idf/

 

Pour les enfants/ jeunes

 

Les Maisons des Adolescents (MDA) proposent un accueil gratuit et inconditionnel aux adolescents (11-21 ans) et leurs parents.

Composées d’équipes pluriprofessionnelles, elles ont pour missions :

  • l’accueil, l’écoute, l’information, l’orientation y compris vers les soins ;
  • l’évaluation des situations ;
  • la prise en charge médicale et psychologique de courte durée ;
  • l’accompagnement éducatif, social et juridique.

La santé est ici entendue au sens large, sur le plan physique, mental et social.

 

Pour connaître les MDA de vos territoires :

https://www.iledefrance.ars.sante.fr/les-maisons-des-adolescents-en-ile-de-france-mda

 

Les Points Accueil Écoute Jeunes offrent une écoute, un accueil et une orientation aux jeunes âgés de 12 à 25 ans lorsqu’ils rencontrent une difficulté concernant la santé de façon la plus large : mal-être, souffrance, dévalorisation, échec, attitude conflictuelle, difficultés scolaires ou relationnelles, conduites de rupture, décrochage social, scolaire… Ils peuvent également parfois accueillir les parents. Ces structures accueillent de façon inconditionnelle, gratuite, confidentielle et sans rendez-vous.

 

Pour connaitre les PAEJ de vos territoires : https://www.cartosantejeunes.org/?CartoSante

 

Ressources pour être soutenu dans sa pratique

 

Comment accompagner sans s’épuiser ?

  • ne pas vouloir « tout résoudre » : votre rôle n’est pas celui d’un soignant ;
  • maintenir un cadre clair, bienveillant et professionnel ;
  • orienter vers des partenaires spécialisés ;
  • prendre soin de vos propres limites : surcharge émotionnelle, sentiment d’impuissance.

 

Le Céapsy est un centre ressource sur les troubles psychiques en Île-de-France destiné aux personnes

concernées par les troubles psychiques, à leurs proches ainsi qu’aux professionnels du sanitaire, du social et du médico-social. Il propose entre autres des webinaires de sensibilisation et une permanence téléphonique.

https://www.ceapsy-idf.org/

 

Formations – Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM)

Le programme de PSSM permet de former des secouristes capables de mieux repérer les troubles en santé mentale, d’adopter un comportement adapté, d’informer sur les ressources disponibles, d’encourager à aller vers les professionnel·les adéquat·es et, en cas de crise, d’agir pour relayer au service le plus adapté.

 

Il s’inspire de la formation aux premiers secours physiques, mais intègre une logique d’urgence différente : un secouriste en santé mentale doit souvent intervenir à plusieurs reprises pour écouter, rassurer et accompagner la personne concernée vers le soin.

https://www.pssmfrance.fr/

 

Formations – le CODES

Le CODES 93 est un organisme de formation associatif qui déploie une offre de service basée sur des valeurs et des principes d’action de promotion de la santé.

 

Le CODES 93 intervient auprès des populations, il forme et accompagne les professionnel·les en formation initiale et continue, en inter et en intra, sur le territoire de la Seine-Saint-Denis et plus largement en Île-de-France.

 

Il apporte des expertises méthodologiques, thématiques et populationnelles, dans une approche de promotion de la santé sur des thématiques telles que les conduites addictives, les compétences psychosociales et la santé mentale.

https://codes93.org

 

 

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