Programme de travail 2026
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Programme de travail 2026
1.Soutien des membres de LaFédé
LaFédé repère, mesure, analyse et connaît les enjeux de la médiation sociale et culturelle au niveau régional, en termes d’évolution des besoins des associations comme des différents publics et de l’influence des politiques territoriales : collectivité locale et/ou politique de la ville. La chargée de développement se rend régulièrement dans les locaux des associations adhérentes afin de bien identifier les besoins particuliers et l’évolution de chaque structure. Cette connaissance permet à LaFédé de proposer un soutien adapté aux réalités du terrain.
1.1 Accompagnement et intégration des associations
Accompagnement des membres de LaFédé
LaFédé propose un soutien pour les associations qui sollicitent de l’assistance, par exemple lors de la mise en place de nouveaux projets, du renouvellement de conventions d’adultes-relais ou de difficultés liées au fonctionnement associatif. La chargée de développement se déplace à la demande des structures afin de travailler en collaboration avec les membres de l’équipe. En 2026 par exemple, des rendez-vous avec plusieurs associations sont programmés afin d’accompagner ces associations avec leurs demandes de subvention, suivi de leur activité et la mise en place de projets. D’autres demandes peuvent émerger en cours d’année et seront accompagnées soit par la chargée de développement soit dans le groupe d’entraide mutuelle (GEM), un espace d’échange et de soutien entre directeurs et directrices organisé par LaFédé.
Le soutien des associations représente environ 60 jours par an.
Intégration des nouvelles associations
En 2026, des rendez-vous chez des nouveaux membres associatifs sont programmés. Une mobilisation d’autres associations de médiation sociale et culturelle est en cours, avec des contacts pris auprès des équipes de développement local, notamment dans les 18ème, 19ème, et 20ème arrondissements de Paris et dans les autres départements d’île-de-France.
Si une association répond aux critères et souhaite faire partie de LaFédé, une adhésion lui est proposée, et l’association pourra ensuite bénéficier pleinement du programme de travail et de formation de LaFédé. La chargée de développement établit par la suite des rencontres avec l’équipe de la nouvelle association adhérente (administrateurs et/ou salariés) afin d’assurer l’intégration de la structure dans le réseau.
Objectif : 3 nouvelles associations intégrées en 2026
1.2 Groupe d’entraide mutuelle – GEM
La Fédé est constituée d’associations de proximité, chacune ayant son expertise spécifique liée à son territoire d’intervention. Les structures font souvent face aux mêmes problèmes et/ou difficultés malgré des contextes locaux qui peuvent être différents, et pourront s’inspirer des expériences des autres pour améliorer leurs pratiques, qu’il s’agisse des pratiques professionnelles de médiation ou de la gestion administrative, financière ou des ressources humaines de l’association. En complément du soutien proposé par LaFédé, il a été décidé de mettre en place une approche collaborative entre les structures adhérentes.
Le groupe d’entraide mutuelle, à destination des directeurs et directrices des associations, a pour objectif de mutualiser l’expérience des structures, de démêler ensemble les problématiques les plus complexes et de partager des solutions opérationnelles. Ce partage de compétences joue aussi un rôle pour fédérer les différentes associations autour des objectifs communs dans la valorisation, la qualification, et la reconnaissance du métier de la médiation sociale.
La certification AFNOR
LaFédé a participé à l’élaboration de la norme Médiation sociale et du référentiel de certification AFNOR. Elle accompagne les associations adhérentes à la certification afin qu’elles puissent valoriser la qualité de leurs interventions, se distinguer des activités non professionnelles dites de médiation et inscrire leurs actions dans une démarche d’évaluation et de qualité. La préparation du dossier de certification demande une certaine méthodologie qui peut être complexe suivant la taille et l’état de l’association, notamment pour celles qui ne bénéficient pas des fonctions supports (secrétariat, gestion comptable, …) et demande une préparation qui peut durer plusieurs mois.
La chargée de développement appuie les équipes lors de la mise à jour des documents administratifs et/ou de l’amélioration des outils de suivi et d’évaluation, et en les aidant à construire et mettre en place une politique qualité. Elle aide à mettre en place des audits blancs avec France Médiation et accompagne les associations à la constitution des dossiers d’inscription auprès d’AFNOR.
Une fois le dossier soumis, l’association prépare le passage de l’audit AFNOR et l’élaboration de la méthodologie d’évaluation de l’utilité sociale avec le soutien technique de LaFédé. Plusieurs temps de réunion entre la direction, le conseil d’administration, l’équipe salariée de l’association et la chargée de développement de LaFédé peuvent être nécessaires afin d’assurer ce travail collaboratif.
Les années précédentes, LaFédé a déjà organisé des séances collectives autour de la certification AFNOR suivie par des rendez-vous individuels afin de travailler sur les dossiers de chaque association.
La situation fragile des associations fait que parfois elles se trouvent incapables de consacrer le temps et les ressources humaines nécessaires pour la préparation à l’audit. Trois associations ont entamé le processus de certification en 2025, mais ces structures ont été contraintes de faire une pause dans leur projet de certification : l’augmentation des demandes d’accompagnement du public, avec des situations de plus en plus complexes, associée au sous-effectif des équipes, a mis les équipes des associations sous tension. En 2026, la chargée de développement reprendra le travail de certification avec les associations.
Un audit blanc pour l’association LEA à Montreuil sera programmé début 2026. L’audit blanc permet aux structures de vivre les conditions réelles de l’audit AFNOR, de s’approprier la démarche et de procéder aux derniers ajustements pour favoriser leur conformité au référentiel de la médiation sociale.
- Une séance du GEM AFNOR avec le retour d’expérience sera organisée à la suite de cet audit.
- Une deuxième séance du GEM AFNOR sera organisée avec l’appui de France Médiation pour mesurer et partager l’avancement des dossiers.
La gestion associative
Plusieurs directeurs et directrices des associations sont confronté·es à une surcharge de travail due à la gestion administrative, financière et RH de leurs structures. S’ajoutent à ces responsabilités des difficultés liées à un manque d’effectif à cause de la précarité des conventions adulte-relais, la baisse voire la suppression des financements publics, et l’augmentation des demandes des personnes en situation de plus en plus précaire. LaFédé réunit les responsables des associations pour exposer ces difficultés et créer un espace d’échange et de partage de stratégies de gestion.
LaFédé a aussi été alertée sur les problématiques suivantes qui feront sujet des groupes d’entraide en 2026 :
- Les stratégies de financement ;
- Les outils de suivi et évaluation ;
- La communication autour de la médiation sociale.
D’autres thématiques pourront être abordées cette année en fonction des priorités des associations : les stratégies de recrutement, la médiation à l’école, la gestion associative face à une surcharge de travail…
Objectif : 4 à 5 réunions d’entraide mutuelle en 2026
- Renforcement des compétences des équipes
L’élaboration d’un programme de formation des équipes n’est pas simple pour les petites structures qui ont peu de ressources humaines et financières, au-delà des formations imposées dans le cadre des conventions adulte-relais. Afin de maintenir la qualification de ses membres, LaFédé met en place un programme de formation professionnelle et d’analyse de pratiques pour les salarié·es des associations, conçu après un recensement des besoins des structures. Par ailleurs, LaFédé incite les associations adhérentes à inscrire leurs médiateurs et médiatrices dans les modules de certification mis en place par France Médiation, ou à faire valider leurs compétences acquises dans le cadre d’une VAE.
2.1 Groupe d’analyse des pratiques
L’importance et la nécessité des temps d’analyse de pratiques pour les médiateurs et médiatrices ont été confirmées en 2025, et ces séances se poursuivront en 2026.
Il s’agit d’un temps d’échange de pratiques professionnelles afin d’analyser ensemble les situations les plus complexes. Dans les structures avec peu de salarié·es, ce temps collectif est précieux puisqu’il ne peut pas être mis en place dans chaque structure employeuse. Il permet aux médiateurs et médiatrices de se sortir de leurs structures respectives et de se rendre compte des réalités partagées avec leurs homologues. Ils et elles peuvent ainsi s’appuyer sur d’autres modalités possibles d’intervention. Ses temps de réflexion se font hors hiérarchie de chaque association, ce qui permet une expression libre de chaque professionnel·le sans risque de jugement.
- Les séances sont axées sur
- La posture et les limites du métier ;
- Le positionnement par rapport aux partenaires opérationnels (services sociaux et de santé, institutions, administrations, etc.).
Objectif : 5 séances d’analyse de pratiques dans l’année (1/2 journée par séance)
Animation : Steve-Wilifrid Mounguengui, formateur, RESONANCE-LK-FORMATION
2.2 Renforcer la dynamique de participation des habitant·es au CLSM
Suite aux collaborations entre LaFédé et l’ARS sur les Projets Régionaux de Santé PRS2 et PRS3, LaFédé poursuit son travail de mobilisation des habitant·es sur les questions de santé. Compte-tenu de l’importance qu’ont pris les questions de santé mentale dans les quartiers populaires de la politique de la ville, il est logique que les associations de médiation sociale collaborent avec les CLSM sur ce renforcement de participation et du pouvoir d’agir des personnes vivant dans ces quartiers.
En 2025, 6 associations et 7 CLSM ont participé au projet coordonné par LaFédé, avec l’objectif de recueillir la parole et les besoins des habitant·es et proposer des moyens d’impulser une dynamique de participation des habitant·es autour des Conseils Locaux de Santé Mentale.
Les objectifs du projet :
- Impulser une dynamique participative des habitant·es grâce aux médiateurs et médiatrices, et encourager leur pouvoir d’agir en les impliquant dans les concertations.
- Faciliter la coopération entre les CLSM et les associations de médiation situées dans les QPV, identifier des leviers d’action en faveur de la santé mentale des habitant·es et contribuer à l’amélioration de la prise en charge de la santé mentale.
- Associer les habitant·es aux espaces de concertation locale aux côtés des élu·es et des acteurs médico-sociaux , et faciliter la connaissance des ressources locales par les habitant·es.
Un premier groupe de travail entre coordonnatrices/coordonnateurs CLSM et associations a eu lieu en octobre 2025. Ce travail sera poursuivi jusqu’en juin 2026.
Objectifs opérationnels :
Intégration de nouvelles associations au projet :
- organiser et animer deux rencontres par association entre habitants et habitantes et les partenaires impliqués sur les questions de santé mentale.
Pour les associations ayant participé à la première phase du projet, mise en œuvre d’au moins une action concrète qui réponde aux demandes et aux besoins en termes de santé mentale des personnes accompagnées.
- organiser et animer des séances de travail entre les médiatrices et médiateurs et les coordonnateurs ou coordonnatrices pour la mise en œuvre d’une action concrète.
Maintenir l’animation du groupe de travail entre professionnel·les (médiateurs, médiatrices, CLSM, GEM) établi en 2025. Au moins deux séances de travail seront organisées afin de :
- Favoriser l’interconnaissance entre ces trois catégories d’acteurs
- Mettre en débat les orientations préconisées par les CLSM et par les associations de médiation sociale
- Faire remonter aux décideurs régionaux les conclusions de cette coopération
Élaborer une note de synthèse des réunions organisées par les associations de médiation avec les habitants et habitantes, qui reprend à l’échelle régionale :
- les besoins identifiés,
- les priorités recensées,
- les propositions d’actions et d’orientation.
Groupe de travail sur la santé mentale en contexte multiculturel
Objectif : 2 séances de travail dans l’année, animées par : un ou une ethno-psychologue
Ces séances de travail permettent une réflexion commune et un partage d’expertise. Deux séances de travail sont envisagées au long de l’année, animées par un intervenant extérieur. Suite au recensement des besoins des associations, il a été constaté que l’accompagnement autour de la santé mentale des habitant·es est une question récurrente pour les médiateurs et médiatrices. Le repérage des signes de détresse chez les personnes accompagnées, l’accès aux soins, et comment aborder le sujet de la santé mentale et/ou de la charge mentale peuvent être discutés. Les sujets seront affinés au cours de la première séance.
Lors de ces séances de travail, le sujet des appartenances culturelles multiples sera aussi abordé, et notamment comment les médiateurs et médiatrices s’approprient cette dimension culturelle dans leurs accompagnements. Les médiateurs et médiatrices travaillent majoritairement avec des populations migrantes et primo-arrivantes venant d’une multitude d’horizons, qui se confrontent au déracinement, à l’isolement, aux traumatismes et aux difficultés liées à la communication. Quelles approches sont favorisées pour faciliter la mise en confiance des personnes, le décodage culturel, et comment aborder le sujet de la santé mentale, tabou quel que soit le contexte culturel ?
2.3 Formations à destination des médiateurs et médiatrices
Formation aux premiers secours en santé mentale
2 jours – 14 heures de formation
Les médiateurs et médiatrices des associations sont souvent en première ligne d’écoute des personnes qui expriment ou démontrent un besoin de soutien en termes de santé mentale. Ils et elles jouent un rôle légitime et important dans le soutien de personnes en difficulté, même s’ils et elles ne travaillent pas directement dans le domaine médical.
C’est pourquoi LaFédé organise une formation afin de renforcer les compétences d’écoute des médiateurs et médiatrices, afin qu’ils·elles puissent être outillé·es pour accueillir la souffrance psycho-sociale et orienter les personnes vers les ressources et partenaires adaptés.
Cette formation a pour objectif d’apprendre à repérer et accompagner les personnes qui pourraient être en souffrance, à mobiliser les acteurs de santé pour bien orienter les personnes.
Formation sur la protection sociale des personnes étrangères
1 journée – 7 heures de formation
LaFédé se compose d’associations dont un des champs d’activités majeurs sont des rendez-vous et permanences d’accès aux droits et d’aide aux démarches administratives. De nombreuses personnes étrangères viennent aux permanences notamment pour être comprises et accompagnées dans leurs démarches de régularisation ou de renouvellement de leurs titres de séjour. Les changements de législation et la numérisation des démarches sont une préoccupation majeure. Une déstabilisation des personnes et des équipes face à ces changements a été signalée par plusieurs associations.
Les démarches sont devenues inhumaines – le contact humain a été perdu – et chronophages avec des réponses et refus automatisés. Des habitant·es qui étaient auparavant autonomes dans leurs démarches se retrouvent perdu·es face à la numérisation, à cause d’un manque d’accès aux outils ou aux connaissances du nouveau système et d’un dysfonctionnement des plateformes qui ne cessent d’être modifiées.
Afin que les professionnel·les puissent accompagner les personnes dans leurs démarches, une mise à jour régulière de l’actualité de la législation est nécessaire. C’est pourquoi LaFédé propose une formation autour de la protection sociale des personnes étrangères. À la demande des associations, un temps d’échange sera aussi consacré aux fonctionnements/dysfonctionnements des plateformes numériques.
Intervenants potentiels : le Gisti (juridique), la Cimade, Fasti
- Valorisation du métier de la médiation sociale
3.1 Témoignages des médiatrices pour les 25 ans – support vidéo
LaFédé fera appel à une école de cinéma (Cifacom) pour la création de courtes vidéos pour les 25 ans de LaFédé. Des témoignages des médiatrices seront filmés afin de valoriser le travail des associations et leur collaboration au sein de la Fédération.
3.2 Site web de LaFédé
La chargée de développement, en collaboration avec une association de solidarité numérique, travaillera sur l’amélioration du site web de LaFédé, afin de rendre plus facilement accessibles les documents produits par LaFédé depuis 25 ans.
3.3 Participation aux instances de plaidoyer/réflexion
LaFédé est active dans plusieurs instances de plaidoyer et de réflexion pour assurer la représentation des associations de médiation sociale et culturelle et la valorisation du métier de la médiation sociale au niveau national.
France Médiation
LaFédé est membre actif du réseau national France Médiation en tant que tête de réseau de la médiation sociale et culturelle. Depuis 2008, LaFédé occupe les fonctions de vice-présidence en qualité de partenaire associé et travaille notamment sur la reconnaissance du métier et la professionnalisation des emplois.
Observatoire de la médiation sociale
En tant que tête de réseau, LaFédé participe aux comités de pilotage de l’Observatoire de la médiation sociale organisés par l’ANCT en partenariat avec France Médiation. Lors des comités de pilotage, un travail collectif est mené afin d’établir un état des lieux de la médiation sociale, ainsi qu’une évaluation des impacts et des réflexions autour de la démarche de l’évaluation de l’utilité sociale et des impacts de la médiation.
Collectif pour la promotion de la médiation en santé (CPMS)
La Fédé participe en tant que membre du collège structure du groupe de travail du Collectif pour la promotion de la médiation en santé (CPMS), instance de plaidoyer. La santé a toujours été un domaine d’activité majeur pour les associations membres de LaFédé, et elles ont tendance à s’y impliquer de plus en plus. Le collectif œuvre pour faire remonter les difficultés d’accès aux soins pour les populations vulnérables ainsi que les difficultés financières des associations et centres de santé à la suite des coupes budgétaires au niveau territorial et national. LaFédé défend le métier de la médiation comme étant non seulement implanté dans un réseau d’acteurs de santé, mais dans un environnement beaucoup plus large englobant tous les acteurs de l’accompagnement social.
3.4 « Les rencontres de LaFédé »
Organisée annuellement, cette année la rencontre de LaFédé aura lieu le vendredi 9 octobre 2026.
Les 25 ans de LaFédé
L’année 2000 a vu la naissance de la Fédération des associations de femmes-relais de Seine-Saint-Denis, créée pour promouvoir et développer la qualification et la professionnalisation des médiatrices et médiateurs sociaux. En novembre 2012, la Fédération est officiellement devenue la Fédération des associations de médiation sociale et culturelle d’Île-de-France. Cet élargissement au niveau régional répond à un double besoin : celui de renforcer son soutien aux associations rencontrant des difficultés croissantes notamment en ce qui concerne la pérennisation des postes de médiateurs et médiatrices sociaux formés et expérimentés (certains travaillant dans la même association de quartier depuis plus de 10 ans) ; celui d’accroître la représentativité de ces associations auprès des instances politiques en vue d’obtenir la garantie d’une plus grande sécurité de l’emploi pour les médiateurs et médiatrices et d’une possibilité d’évolution de carrière, gages de la reconnaissance de la profession.
Aujourd’hui, ce sont plus de vingt associations qui sont regroupées au sein de LaFédé.
Pour marquer l’anniversaire des 25 ans de sa création, LaFédé organise une journée pour mettre en lumière le travail mené par les associations dans les quartiers populaires. Au programme : des témoignages, projections vidéos, et ateliers pour réfléchir sur le futur de la médiation sociale et nos objectifs communs.
Date : vendredi 9 octobre 2026
Programme de travail 2026
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Programme de travail 2026
1.Soutien des membres de LaFédé
LaFédé repère, mesure, analyse et connaît les enjeux de la médiation sociale et culturelle au niveau régional, en termes d’évolution des besoins des associations comme des différents publics et de l’influence des politiques territoriales : collectivité locale et/ou politique de la ville. La chargée de développement se rend régulièrement dans les locaux des associations adhérentes afin de bien identifier les besoins particuliers et l’évolution de chaque structure. Cette connaissance permet à LaFédé de proposer un soutien adapté aux réalités du terrain.
1.1 Accompagnement et intégration des associations
Accompagnement des membres de LaFédé
LaFédé propose un soutien pour les associations qui sollicitent de l’assistance, par exemple lors de la mise en place de nouveaux projets, du renouvellement de conventions d’adultes-relais ou de difficultés liées au fonctionnement associatif. La chargée de développement se déplace à la demande des structures afin de travailler en collaboration avec les membres de l’équipe. En 2026 par exemple, des rendez-vous avec plusieurs associations sont programmés afin d’accompagner ces associations avec leurs demandes de subvention, suivi de leur activité et la mise en place de projets. D’autres demandes peuvent émerger en cours d’année et seront accompagnées soit par la chargée de développement soit dans le groupe d’entraide mutuelle (GEM), un espace d’échange et de soutien entre directeurs et directrices organisé par LaFédé.
Le soutien des associations représente environ 60 jours par an.
Intégration des nouvelles associations
En 2026, des rendez-vous chez des nouveaux membres associatifs sont programmés. Une mobilisation d’autres associations de médiation sociale et culturelle est en cours, avec des contacts pris auprès des équipes de développement local, notamment dans les 18ème, 19ème, et 20ème arrondissements de Paris et dans les autres départements d’île-de-France.
Si une association répond aux critères et souhaite faire partie de LaFédé, une adhésion lui est proposée, et l’association pourra ensuite bénéficier pleinement du programme de travail et de formation de LaFédé. La chargée de développement établit par la suite des rencontres avec l’équipe de la nouvelle association adhérente (administrateurs et/ou salariés) afin d’assurer l’intégration de la structure dans le réseau.
Objectif : 3 nouvelles associations intégrées en 2026
1.2 Groupe d’entraide mutuelle – GEM
La Fédé est constituée d’associations de proximité, chacune ayant son expertise spécifique liée à son territoire d’intervention. Les structures font souvent face aux mêmes problèmes et/ou difficultés malgré des contextes locaux qui peuvent être différents, et pourront s’inspirer des expériences des autres pour améliorer leurs pratiques, qu’il s’agisse des pratiques professionnelles de médiation ou de la gestion administrative, financière ou des ressources humaines de l’association. En complément du soutien proposé par LaFédé, il a été décidé de mettre en place une approche collaborative entre les structures adhérentes.
Le groupe d’entraide mutuelle, à destination des directeurs et directrices des associations, a pour objectif de mutualiser l’expérience des structures, de démêler ensemble les problématiques les plus complexes et de partager des solutions opérationnelles. Ce partage de compétences joue aussi un rôle pour fédérer les différentes associations autour des objectifs communs dans la valorisation, la qualification, et la reconnaissance du métier de la médiation sociale.
La certification AFNOR
LaFédé a participé à l’élaboration de la norme Médiation sociale et du référentiel de certification AFNOR. Elle accompagne les associations adhérentes à la certification afin qu’elles puissent valoriser la qualité de leurs interventions, se distinguer des activités non professionnelles dites de médiation et inscrire leurs actions dans une démarche d’évaluation et de qualité. La préparation du dossier de certification demande une certaine méthodologie qui peut être complexe suivant la taille et l’état de l’association, notamment pour celles qui ne bénéficient pas des fonctions supports (secrétariat, gestion comptable, …) et demande une préparation qui peut durer plusieurs mois.
La chargée de développement appuie les équipes lors de la mise à jour des documents administratifs et/ou de l’amélioration des outils de suivi et d’évaluation, et en les aidant à construire et mettre en place une politique qualité. Elle aide à mettre en place des audits blancs avec France Médiation et accompagne les associations à la constitution des dossiers d’inscription auprès d’AFNOR.
Une fois le dossier soumis, l’association prépare le passage de l’audit AFNOR et l’élaboration de la méthodologie d’évaluation de l’utilité sociale avec le soutien technique de LaFédé. Plusieurs temps de réunion entre la direction, le conseil d’administration, l’équipe salariée de l’association et la chargée de développement de LaFédé peuvent être nécessaires afin d’assurer ce travail collaboratif.
Les années précédentes, LaFédé a déjà organisé des séances collectives autour de la certification AFNOR suivie par des rendez-vous individuels afin de travailler sur les dossiers de chaque association.
La situation fragile des associations fait que parfois elles se trouvent incapables de consacrer le temps et les ressources humaines nécessaires pour la préparation à l’audit. Trois associations ont entamé le processus de certification en 2025, mais ces structures ont été contraintes de faire une pause dans leur projet de certification : l’augmentation des demandes d’accompagnement du public, avec des situations de plus en plus complexes, associée au sous-effectif des équipes, a mis les équipes des associations sous tension. En 2026, la chargée de développement reprendra le travail de certification avec les associations.
Un audit blanc pour l’association LEA à Montreuil sera programmé début 2026. L’audit blanc permet aux structures de vivre les conditions réelles de l’audit AFNOR, de s’approprier la démarche et de procéder aux derniers ajustements pour favoriser leur conformité au référentiel de la médiation sociale.
- Une séance du GEM AFNOR avec le retour d’expérience sera organisée à la suite de cet audit.
- Une deuxième séance du GEM AFNOR sera organisée avec l’appui de France Médiation pour mesurer et partager l’avancement des dossiers.
La gestion associative
Plusieurs directeurs et directrices des associations sont confronté·es à une surcharge de travail due à la gestion administrative, financière et RH de leurs structures. S’ajoutent à ces responsabilités des difficultés liées à un manque d’effectif à cause de la précarité des conventions adulte-relais, la baisse voire la suppression des financements publics, et l’augmentation des demandes des personnes en situation de plus en plus précaire. LaFédé réunit les responsables des associations pour exposer ces difficultés et créer un espace d’échange et de partage de stratégies de gestion.
LaFédé a aussi été alertée sur les problématiques suivantes qui feront sujet des groupes d’entraide en 2026 :
- Les stratégies de financement ;
- Les outils de suivi et évaluation ;
- La communication autour de la médiation sociale.
D’autres thématiques pourront être abordées cette année en fonction des priorités des associations : les stratégies de recrutement, la médiation à l’école, la gestion associative face à une surcharge de travail…
Objectif : 4 à 5 réunions d’entraide mutuelle en 2026
- Renforcement des compétences des équipes
L’élaboration d’un programme de formation des équipes n’est pas simple pour les petites structures qui ont peu de ressources humaines et financières, au-delà des formations imposées dans le cadre des conventions adulte-relais. Afin de maintenir la qualification de ses membres, LaFédé met en place un programme de formation professionnelle et d’analyse de pratiques pour les salarié·es des associations, conçu après un recensement des besoins des structures. Par ailleurs, LaFédé incite les associations adhérentes à inscrire leurs médiateurs et médiatrices dans les modules de certification mis en place par France Médiation, ou à faire valider leurs compétences acquises dans le cadre d’une VAE.
2.1 Groupe d’analyse des pratiques
L’importance et la nécessité des temps d’analyse de pratiques pour les médiateurs et médiatrices ont été confirmées en 2025, et ces séances se poursuivront en 2026.
Il s’agit d’un temps d’échange de pratiques professionnelles afin d’analyser ensemble les situations les plus complexes. Dans les structures avec peu de salarié·es, ce temps collectif est précieux puisqu’il ne peut pas être mis en place dans chaque structure employeuse. Il permet aux médiateurs et médiatrices de se sortir de leurs structures respectives et de se rendre compte des réalités partagées avec leurs homologues. Ils et elles peuvent ainsi s’appuyer sur d’autres modalités possibles d’intervention. Ses temps de réflexion se font hors hiérarchie de chaque association, ce qui permet une expression libre de chaque professionnel·le sans risque de jugement.
- Les séances sont axées sur
- La posture et les limites du métier ;
- Le positionnement par rapport aux partenaires opérationnels (services sociaux et de santé, institutions, administrations, etc.).
Objectif : 5 séances d’analyse de pratiques dans l’année (1/2 journée par séance)
Animation : Steve-Wilifrid Mounguengui, formateur, RESONANCE-LK-FORMATION
2.2 Renforcer la dynamique de participation des habitant·es au CLSM
Suite aux collaborations entre LaFédé et l’ARS sur les Projets Régionaux de Santé PRS2 et PRS3, LaFédé poursuit son travail de mobilisation des habitant·es sur les questions de santé. Compte-tenu de l’importance qu’ont pris les questions de santé mentale dans les quartiers populaires de la politique de la ville, il est logique que les associations de médiation sociale collaborent avec les CLSM sur ce renforcement de participation et du pouvoir d’agir des personnes vivant dans ces quartiers.
En 2025, 6 associations et 7 CLSM ont participé au projet coordonné par LaFédé, avec l’objectif de recueillir la parole et les besoins des habitant·es et proposer des moyens d’impulser une dynamique de participation des habitant·es autour des Conseils Locaux de Santé Mentale.
Les objectifs du projet :
- Impulser une dynamique participative des habitant·es grâce aux médiateurs et médiatrices, et encourager leur pouvoir d’agir en les impliquant dans les concertations.
- Faciliter la coopération entre les CLSM et les associations de médiation situées dans les QPV, identifier des leviers d’action en faveur de la santé mentale des habitant·es et contribuer à l’amélioration de la prise en charge de la santé mentale.
- Associer les habitant·es aux espaces de concertation locale aux côtés des élu·es et des acteurs médico-sociaux , et faciliter la connaissance des ressources locales par les habitant·es.
Un premier groupe de travail entre coordonnatrices/coordonnateurs CLSM et associations a eu lieu en octobre 2025. Ce travail sera poursuivi jusqu’en juin 2026.
Objectifs opérationnels :
Intégration de nouvelles associations au projet :
- organiser et animer deux rencontres par association entre habitants et habitantes et les partenaires impliqués sur les questions de santé mentale.
Pour les associations ayant participé à la première phase du projet, mise en œuvre d’au moins une action concrète qui réponde aux demandes et aux besoins en termes de santé mentale des personnes accompagnées.
- organiser et animer des séances de travail entre les médiatrices et médiateurs et les coordonnateurs ou coordonnatrices pour la mise en œuvre d’une action concrète.
Maintenir l’animation du groupe de travail entre professionnel·les (médiateurs, médiatrices, CLSM, GEM) établi en 2025. Au moins deux séances de travail seront organisées afin de :
- Favoriser l’interconnaissance entre ces trois catégories d’acteurs
- Mettre en débat les orientations préconisées par les CLSM et par les associations de médiation sociale
- Faire remonter aux décideurs régionaux les conclusions de cette coopération
Élaborer une note de synthèse des réunions organisées par les associations de médiation avec les habitants et habitantes, qui reprend à l’échelle régionale :
- les besoins identifiés,
- les priorités recensées,
- les propositions d’actions et d’orientation.
Groupe de travail sur la santé mentale en contexte multiculturel
Objectif : 2 séances de travail dans l’année, animées par : un ou une ethno-psychologue
Ces séances de travail permettent une réflexion commune et un partage d’expertise. Deux séances de travail sont envisagées au long de l’année, animées par un intervenant extérieur. Suite au recensement des besoins des associations, il a été constaté que l’accompagnement autour de la santé mentale des habitant·es est une question récurrente pour les médiateurs et médiatrices. Le repérage des signes de détresse chez les personnes accompagnées, l’accès aux soins, et comment aborder le sujet de la santé mentale et/ou de la charge mentale peuvent être discutés. Les sujets seront affinés au cours de la première séance.
Lors de ces séances de travail, le sujet des appartenances culturelles multiples sera aussi abordé, et notamment comment les médiateurs et médiatrices s’approprient cette dimension culturelle dans leurs accompagnements. Les médiateurs et médiatrices travaillent majoritairement avec des populations migrantes et primo-arrivantes venant d’une multitude d’horizons, qui se confrontent au déracinement, à l’isolement, aux traumatismes et aux difficultés liées à la communication. Quelles approches sont favorisées pour faciliter la mise en confiance des personnes, le décodage culturel, et comment aborder le sujet de la santé mentale, tabou quel que soit le contexte culturel ?
2.3 Formations à destination des médiateurs et médiatrices
Formation aux premiers secours en santé mentale
2 jours – 14 heures de formation
Les médiateurs et médiatrices des associations sont souvent en première ligne d’écoute des personnes qui expriment ou démontrent un besoin de soutien en termes de santé mentale. Ils et elles jouent un rôle légitime et important dans le soutien de personnes en difficulté, même s’ils et elles ne travaillent pas directement dans le domaine médical.
C’est pourquoi LaFédé organise une formation afin de renforcer les compétences d’écoute des médiateurs et médiatrices, afin qu’ils·elles puissent être outillé·es pour accueillir la souffrance psycho-sociale et orienter les personnes vers les ressources et partenaires adaptés.
Cette formation a pour objectif d’apprendre à repérer et accompagner les personnes qui pourraient être en souffrance, à mobiliser les acteurs de santé pour bien orienter les personnes.
Formation sur la protection sociale des personnes étrangères
1 journée – 7 heures de formation
LaFédé se compose d’associations dont un des champs d’activités majeurs sont des rendez-vous et permanences d’accès aux droits et d’aide aux démarches administratives. De nombreuses personnes étrangères viennent aux permanences notamment pour être comprises et accompagnées dans leurs démarches de régularisation ou de renouvellement de leurs titres de séjour. Les changements de législation et la numérisation des démarches sont une préoccupation majeure. Une déstabilisation des personnes et des équipes face à ces changements a été signalée par plusieurs associations.
Les démarches sont devenues inhumaines – le contact humain a été perdu – et chronophages avec des réponses et refus automatisés. Des habitant·es qui étaient auparavant autonomes dans leurs démarches se retrouvent perdu·es face à la numérisation, à cause d’un manque d’accès aux outils ou aux connaissances du nouveau système et d’un dysfonctionnement des plateformes qui ne cessent d’être modifiées.
Afin que les professionnel·les puissent accompagner les personnes dans leurs démarches, une mise à jour régulière de l’actualité de la législation est nécessaire. C’est pourquoi LaFédé propose une formation autour de la protection sociale des personnes étrangères. À la demande des associations, un temps d’échange sera aussi consacré aux fonctionnements/dysfonctionnements des plateformes numériques.
Intervenants potentiels : le Gisti (juridique), la Cimade, Fasti
- Valorisation du métier de la médiation sociale
3.1 Témoignages des médiatrices pour les 25 ans – support vidéo
LaFédé fera appel à une école de cinéma (Cifacom) pour la création de courtes vidéos pour les 25 ans de LaFédé. Des témoignages des médiatrices seront filmés afin de valoriser le travail des associations et leur collaboration au sein de la Fédération.
3.2 Site web de LaFédé
La chargée de développement, en collaboration avec une association de solidarité numérique, travaillera sur l’amélioration du site web de LaFédé, afin de rendre plus facilement accessibles les documents produits par LaFédé depuis 25 ans.
3.3 Participation aux instances de plaidoyer/réflexion
LaFédé est active dans plusieurs instances de plaidoyer et de réflexion pour assurer la représentation des associations de médiation sociale et culturelle et la valorisation du métier de la médiation sociale au niveau national.
France Médiation
LaFédé est membre actif du réseau national France Médiation en tant que tête de réseau de la médiation sociale et culturelle. Depuis 2008, LaFédé occupe les fonctions de vice-présidence en qualité de partenaire associé et travaille notamment sur la reconnaissance du métier et la professionnalisation des emplois.
Observatoire de la médiation sociale
En tant que tête de réseau, LaFédé participe aux comités de pilotage de l’Observatoire de la médiation sociale organisés par l’ANCT en partenariat avec France Médiation. Lors des comités de pilotage, un travail collectif est mené afin d’établir un état des lieux de la médiation sociale, ainsi qu’une évaluation des impacts et des réflexions autour de la démarche de l’évaluation de l’utilité sociale et des impacts de la médiation.
Collectif pour la promotion de la médiation en santé (CPMS)
La Fédé participe en tant que membre du collège structure du groupe de travail du Collectif pour la promotion de la médiation en santé (CPMS), instance de plaidoyer. La santé a toujours été un domaine d’activité majeur pour les associations membres de LaFédé, et elles ont tendance à s’y impliquer de plus en plus. Le collectif œuvre pour faire remonter les difficultés d’accès aux soins pour les populations vulnérables ainsi que les difficultés financières des associations et centres de santé à la suite des coupes budgétaires au niveau territorial et national. LaFédé défend le métier de la médiation comme étant non seulement implanté dans un réseau d’acteurs de santé, mais dans un environnement beaucoup plus large englobant tous les acteurs de l’accompagnement social.
3.4 « Les rencontres de LaFédé »
Organisée annuellement, cette année la rencontre de LaFédé aura lieu le vendredi 9 octobre 2026.
Les 25 ans de LaFédé
L’année 2000 a vu la naissance de la Fédération des associations de femmes-relais de Seine-Saint-Denis, créée pour promouvoir et développer la qualification et la professionnalisation des médiatrices et médiateurs sociaux. En novembre 2012, la Fédération est officiellement devenue la Fédération des associations de médiation sociale et culturelle d’Île-de-France. Cet élargissement au niveau régional répond à un double besoin : celui de renforcer son soutien aux associations rencontrant des difficultés croissantes notamment en ce qui concerne la pérennisation des postes de médiateurs et médiatrices sociaux formés et expérimentés (certains travaillant dans la même association de quartier depuis plus de 10 ans) ; celui d’accroître la représentativité de ces associations auprès des instances politiques en vue d’obtenir la garantie d’une plus grande sécurité de l’emploi pour les médiateurs et médiatrices et d’une possibilité d’évolution de carrière, gages de la reconnaissance de la profession.
Aujourd’hui, ce sont plus de vingt associations qui sont regroupées au sein de LaFédé.
Pour marquer l’anniversaire des 25 ans de sa création, LaFédé organise une journée pour mettre en lumière le travail mené par les associations dans les quartiers populaires. Au programme : des témoignages, projections vidéos, et ateliers pour réfléchir sur le futur de la médiation sociale et nos objectifs communs.
Date : vendredi 9 octobre 2026