Inscriptions ouvertes pour la journée régionale du 2 juillet 2019!

Inscriptions ouvertes pour la journée régionale du 2 juillet 2019!

LaFédé organise le mardi 2 juillet 2019 de 9h30 à 17h00, une journée de travail sur le « décodage culturel » entendu comme le fait de permettre à deux personnes de se comprendre malgré un ensemble de difficultés liées au langage, aux représentations, aux références, aux différences de modes de vie…

Cette journée se déroulera dans les locaux de l’AGECA situés au 177 avenue Charonne, Paris 11ème. Elle est ouverte aux membres des associations de médiation ainsi qu’aux professionnels de l’éducation, de l’école, de la santé, du social ou de la politique de la ville.

Au cours de cette journée, nous nous pencherons plus particulièrement sur les incompréhensions qui peuvent survenir en milieu scolaire, dans le domaine de la santé, du social et dans l’accès aux droits afin de tenter de voir comment lever ces incompréhensions et comment prévenir les situations conflictuelles qui peuvent en découler.

Ne tardez pas à vous inscrire =>  sous ce lien.

Télécharger l’invitation avec le programme

20 mars: La médiation sociale et culturelle confrontée aux évolutions de l’intervention sociale.

20 mars: La médiation sociale et culturelle confrontée aux évolutions de l’intervention sociale.

LaFédé organise une journée de réflexion et d’échanges :

Le mercredi 20 mars 2019 de 9h00 à 16h30

à l’Institut Nénuphar

72 rue Victor Hugo 93500 Pantin (métro Église de Pantin, ligne 5)

À la fin des années 1980, de nouvelles pratiques apparaissent dans le champ de l’intervention sociale, visant notamment à l’amélioration des relations entre habitants et professionnels du service public. D’abord menées bénévolement par des femmes qui accompagnent leurs voisines, ces nouvelles manières d’intervenir se structurent petit à petit autour d’un référentiel puis d’un cadre déontologique et de leurs domaines d’intervention. D’une pratique née bénévolement, la médiation sociale et culturelle se professionnalise pour devenir un métier à part entière.

Parallèlement, le champ de l’intervention sociale se transforme. Ces dernières années, la dématérialisation de nombreuses démarches administratives et la fermeture progressive des accueils dans les administrations ont changé les relations entre habitants et professionnels du service public. Les habitants se tournent alors vers les associations, notamment de médiation sociale et culturelle, qui deviennent, dans certains quartiers, le seul lieu d’accueil, avec des budgets de plus en plus contraints et des demandes d’informations des financeurs toujours plus précises. Autant de transformations qui interrogent les médiateurs.trices dans l’exercice de leur métier.

Dans la situation actuelle, comment respecter le cadre déontologique et rester dans le cœur de métier de la médiation ? Quels nouveaux enjeux et nouvelles questions se posent afin de pouvoir respecter la confidentialité des informations personnelles auxquelles le médiateur et la médiatrice ont accès ? Comment se positionner quand ses propres convictions entrent en contradiction avec les actions et accompagnements menés ou quand on sent chez certains partenaires une stigmatisation des habitants des quartiers ?

 Plus largement, dans un contexte où les permanences des associations deviennent un des derniers espaces où les habitants sont reçus pour accéder à leurs droits, quelles évolutions se jouent pour le métier ? Quelles difficultés apparaissent pour les médiateurs et médiatrices et comment y répondre ?  

Programme de la journée

 

 9h00 – 9h30 : Accueil café

 9h30 – 10h30 : Retour sur la structuration du métier

–       La médiation sociale : les contours d’un métier et ses limites

–       Le cadre déontologique et les huit registres d’intervention

10h30 – 12h30 : Temps de travail en ateliers

 Atelier 1 : La confidentialité des informations reçues

Le médiateur est tenu à la discrétion et à la confidentialité, principes inscrits dans le cadre déontologique. Or, avec le numérique, les informations sauvegardées sur les personnes fréquentant les associations sont multipliées. Comment s’assurer de leur consentement quant à l’obtention et la transmission de ces informations ? Comment garantir la confidentialité quand les demandes des financeurs sur les remontées de données sont de plus en plus précises ?

Atelier 2 : La mise à l’épreuve des convictions de la médiatrice/du médiateur

L’impartialité fait partie des principes inscrits dans le cadre déontologique. Mais impartialité ne signifie pas neutralitéetle médiateur peut avoir un avis face à une situation sans le faire prévaloir. Comment alors accompagner quelqu’un dont les choix sont en contradiction profondes avec ses propres convictions personnelles ? Dans un contexte où il est parfois demandé d’organiser des activités sur des sujets sensibles, comment ne pas se retrouver en difficulté ?

12h30 – 13h00 : Restitution

13h00 – 14h00 : Pause midi

14h00 – 16h00 :  Face aux évolutions de l’intervention sociale, quelle place pour la médiation sociale et culturelle aujourd’hui ?

Avec la multiplication des fermetures de guichets dans les administrations, les permanences d’accès aux droits des associations deviennent un des derniers endroits où les personnes peuvent être reçues pour confier leurs difficultés. En quoi cette situation peut-elle engendrer des difficultés ? Comment faire face et quelles articulations du travail avec les autres intervenants sociaux ?

16h00 – 16h30 : Clôture de la journée

Lien vers le formulaire d’inscription. 

Projet de recherche-action émancipatrice sur la participation des habitants à l’élaboration d’actions d’information en santé

Suite à une première phase de travail portant sur la participation des habitants à l’élaboration du Plan Régional de Santé 2018-2022 (PRS2), LaFédé travaille aujourd’hui sur un projet de « recherche-action émancipatrice » en lien avec l’ARS. 

Lors des réunions qui ont eu lieu avec les habitants lors de la participation à l’élaboration du PRS2, il est apparu que les campagnes d’information de l’ARS étaient perçues par de nombreux habitants comme de la publicité, diffusant une information simplifiée, peu fiable, et non adaptée à leurs situations et modes de vies. Les médecins généralistes, les PMI et les associations de quartiers étaient à l’inverse identifiés comme les sources d’informations privilégiées par les habitants en matière de santé.

Nous faisons l’hypothèse que l’une des clés pour améliorer la diffusion et l’appropriation de l’information de proximité en matière de santé est d’y associer ses destinataires, les habitants, en prenant en compte la multiplicité des conditions de vie, des pratiques et des représentations en matière de santé qu’ils vivent et expriment.

Pour l’instant, ce travail en est au stade de la rédaction du protocole de la recherche-action. Deux chercheurs rattachés aux ateliers Spinoza, Régis Cortesero et Guillaume Coti, sont associés à la rédaction de ce protocole. Des rencontres avec des habitants de quartiers vont avoir lieu dans cinq villes différentes (Nanterre, Pantin, Rosny-sous-Bois, Paris 19èmeet Champigny-sur-Marne) afin de construire sur chaque site des hypothèses sur l’information en santé et des actions visant à les vérifier.

Participation des habitants à l’élaboration du Plan Régional de Santé 2018-2022

Participation des habitants à l’élaboration du Plan Régional de Santé 2018-2022

En 2016-2017, LaFédé a travaillé avec l’ARS pour associer les habitants des quartiers populaires à l’élaboration du futur Plan Régional de Santé (PRS) 2018-2022.

Huit associations de la fédération implantées dans huit villes différentes ont participé à ce projet (l’ARIFA à Clichy-sous-Bois, L’ACSBE à Saint-Denis, l’AARMMI à Drancy, l’AFMSCP à Pantin, Médiation culture et vie à Rosny-sous-Bois, l’association LEA à Montreuil, Espace 19 à Paris XIXème, l’association des femmes-relais et médiateurs interculturels à Champigny-sur- Marne). Dans chaque ville, un groupe d’habitants s’est constitué et s’est réuni deux fois au niveau local. La première réunion portait sur la construction d’une définition de la santé et sur la liste des critères l’influençant (positivement ou négativement) tandis que la seconde réunion a permis aux habitants de proposer des pistes d’actions concrètes visant à améliorer la santé des habitants et/ou d’approfondir les discussions sur les facteurs déterminants repérés lors de la première réunion. Chaque groupe était composé d’une dizaine d’habitants et l’idée était que le groupe reste dans la mesure du possible le même d’une réunion à l’autre.

Fin janvier 2017, les différents groupes se sont réunis à Pantin afin de mettre en commun leurs propositions, l’objectif étant de les prioriser. Une nouvelle réunion a ensuite eu lieu en avril 2017 regroupant une dizaine de membres de la CRSA (Conférence régionale de la santé et de l’autonomie) et une vingtaine d’habitants et de médiatrices. Cette réunion a permis aux habitants de faire directement remonter leurs constatations et propositions aux membres de la CRSA.

Les discussions sur la santé ne se sont pas centrées uniquement autour du soin et du médical. La place du soin a même été plutôt réduite dans les discussions au profit des conditions de vie sur les quartiers, des modes de vie, de la précarité…

Les réunions à l’échelon local ayant été enregistrées, une publication « Paroles d’habitantes et d’habitants sur la santé » est parue et s’articule autour de huit thèmes ayant particulièrement suscités de discussions : le cadre de vie et le logement ; le travail ; la santé mentale ; l’information sur la santé ; les personnes âgées ; l’accès aux soins ; l’alimentation ; l’activité physique.

Groupe de travail sur les indicateurs

Depuis début 2019, un groupe de travail se réunit au sein de LaFédé afin de réfléchir aux indicateurs d’évaluation de la médiation sociale et culturelle dans la continuité du travail entamé en 2015 sur « les coûts évités par la médiation ». À partir des rapports d’activité des différentes associations, il s’agit de construire des indicateurs qui nous semble pertinent pour évaluer l’utilité sociale de nos activités. Le groupe réfléchit également à la manière de faire remonter aux différents financeurs les difficultés auxquelles les associations sont aujourd’hui confrontées pour renseigner certains indicateurs pas nécessairement pertinents dans le cadre de leur travail.